Le temps passent, les gens changent, les amis partent; face à l'inconnu on a toujours peur. Lorsque je relis tous les articles hors-ligne de ce blog, je me dis: "Mais OMG ! Comment, à un moment donné, tu a pu écrire des trucs aussi, stupides, niais, enfantins, naïfs, qui ne sont pas toi ?! Le fait est qu'avec un blog, il est difficile de rester soi même. Car ce cher blog est une vitrine, une vitrine ou l'on peut faire promotion de soi, où l'on peut donner l'image que l'on souhaite que l'on se fasse de nous et non pas ce que nous sommes réellement. C'est facile de tricher sur internet, on s'inspire d'autres, quelques photos réussies, des beau montages, des textes pompés... Tout est triche, tout est illusion.Dans la vraie vie ça ne se passe pas comme ça- dans la vraie vie, on doit faire des CHOIX.Ce mot m'effraye. Choisir quoi, choisir où, choisir qui... MAIS QU'ES-QUE J'EN SAIS MOI, D'OÙ JE SERAIS DANS 30 ANS, QU'ES-QUE JE FERAI ET AVEC QUI. MERDE MERDE MERDE. Je peux pas choisir comme ça, et je n'aime pas qu'on m'impose des choses, ou bien qu'on essaye de me décourager. Ca m'énerve. Le pire? Je ne peux absolument RIEN y faire... Quand je repense au passé, à toutes ces année d'insouciance, aujourd'hui je crois que c'est bel et bien fini. Je cherche des traces de ce bonheur, "The good old days" comme dirais S., et toutes les photos que je voie, toutes les chansons que j'écoute, tous les dessins animés que je regarde me donnent envie de pleurer car je sais que plus jamais je n'aurais cette tranquillité, ce répit. Alors que là, aujourd'hui, même si je devrais être en théorie heureuse, tout un tât de choses m'en empêchent. Je me souviens de Kiev, des matchs de foot, des coups de pieds dans les tibias, de Gabi & Alio, du Mc Do, de la neige, des cours d'anglais, du voyage à Odessa... et quand je compare tous ces souvenirs aux autres, je me dis que c'était quand même la meilleure période de ma vie. Je ne regrette pas non, je n'ai rien a regretter... je suis juste mélancolique. Il suffit d'une chanson qui me rappelle un des ces instants, ou une chanson sur laquelle je dansais dans la cuisine de mon appart en me préparant des céréales quand je rentrais du collège et je sens qu'un torrent de larmes et prêt à jaillir. Oh god, je suis trop... nostalgique. J'aurais tellement de souvenirs à raconter, tellement de gens à revoir. Pour être honnête, je sais plus ou en est ma vie. Dispersée dans une vingtaine de pays, un peu ici un peu là. Mais le c½ur de ma vie, l'endroit qui fait battre le sang dans mes tempes, accélérer mon pouls, cet endroit, je n'y suis pas. Et chaque jour, j'ai l'impression d'être un peu plus étrangère. Ce texte ne mène nul part, mes ressentis, mes impression, mes émotions... tout ça n'a aucun sens à être écrit, déballé comme ça, de but en blanc sur un blog. Tout cela n'a de sens que pour les personnes qui me connaissent, qui tiennent à moi et à qui je tiens. Tout cela n'a de sens que pour les amies, les vraies... plus particulièrement une, une qui chaque jour me manque un peu plus, une dont j'ai aujourd'hui besoin plus que tout. Je t'aime ma chérie, je t'aime plus que tout... Tout cela n'a de sens que pour toi, tu es la seule qui me connais aussi bien, tu es la seule avec qui c'est pour toujours, et ce ne sont pas des paroles en l'air, tu le sais. Je t'aime ma fofolle, ma Sophie...
(je ne reviendrais probablement pas faire de nouveaux articles. Si besoin FB.)
